mardi 14 mars 2017

Entretien avec: Alban Petiteaux , passionné du bois et amoureux des vins.


Voici le premier opus de la série "Entretien avec" dans lequel j'ai décidé d’interagir avec les "experts" du bois et du vin afin qu'ils puissent nous en dire plus sur leurs parcours, leur vision de l’œnologie, et leurs vins favoris... Pour ce premier épisode, je me suis entretenue avec Alban Petiteaux, Co-dirigeant d'Oenowood International et président de Futurobois. 

Quel est votre parcours scolaire ?
J'ai fait un Bac B en Bourgogne suivi de 4 ans de Sup de Co à Londres et en Champagne spécialisation Marketing Industriel et option Finance Internationale. 

Quel métier exerciez-vous avant de créer votre entreprise ?
J'étais directeur commercial chez Seguin Moreau, la première marque de barriques œnologiques au monde, depuis 7 ans. Avant cela, j'ai travaillé plus de vingt ans dans la filière bois et dans le commerce international du bois en France, au Canada et dans le monde entier.

Qu'est-ce qui vous a motivé à créer votre entreprise ?
Étant fils d'entrepreneur, j'ai toujours eu l'intime conviction qu'un jour ou l'autre, je créerai mon entreprise et que je serai mon propre patron. Ce qui m'a motivé, c'est le bon timing, le bon associé (François Parthon de Von), la bonne idée et le sentiment que si on ne le faisait pas maintenant, on ne le ferait sûrement jamais. Et puis au fil du temps, j'ai développé une certaine défiance vis-à-vis de l'esprit corporate. Il cite : « Ce n'est pas être un pion sur l'échiquier de quelqu'un d'autre mais être le maître de la partie ».

Présentez-nous en quelques mots votre entreprise.
Œnowood International, comme son nom l'indique, est une société dont l'expertise est dans le bois au service de l’œnologie avec une forte connotation internationale. Cela regroupe 5 métiers : le commerce de bois brut à destination des tonneliers ou autre, la réalisation de barriques haut de gamme sur mesure, la conception de solutions alternatives (douelles torréfiées), le conseil technique et commercial et, depuis deux ans, les animations « dégustation » pour initier le grand public au « bois que l'on boit ».

Pourquoi avoir décidé d'installer votre structure à Cognac, Charente ?
C'était logique pour nous et cohérent avec notre activité car Cognac est la capitale mondiale de la tonnellerie et depuis dix ans la capitale du bois pour l’œnologie sous toutes ses formes (solides, liquides, traditionnelles ou très high-tech !).

Pourquoi avoir créé votre entreprise dans ce secteur et pas un autre ?
Tout simplement parce que c'est notre passion. La passion du bois et l'amour des vins.

Quelles ont été les principales difficultés que vous avez rencontrées dans la création de votre entreprise ?
Le plus difficile au début a été de financer notre croissance et d'arriver à grandir. Mais le problème principal pour nous a été de comprendre la complexité de l'administration française, comme par exemple lorsque nous avons pris notre premier apprenti : nous avons dû nous débrouiller tout seuls car personne n'avait réussi à nous dire ce qui devait figurer sur son bulletin de salaire. Cela nous a valu du temps perdu. Au Canada l’État simplifie la vie des créateurs de richesse. En France, c'est différent...

Quelle a été votre plus grande satisfaction ?
J'ai deux grandes satisfactions concernant Œnowood.
En terme d’œnologie, ce sont tous les commentaires élogieux reçus de nos clients sur la qualité de nos produits à partir de la deuxième année.
Puis en tant que chef d'entreprise je dirais que c'est l'étonnement de notre comptable et de notre banquier quant à la capacité que l'on a eue à suivre presque à l'euro près le business-plan qu'on leur avait présenté à la création de l'entreprise.

Racontez-nous votre quotidien de chef d'entreprise.
À mon grand plaisir, il n'y a pas de quotidien dans mon quotidien. Je voyage un quart du temps pour aller au contact des clients. Je n'ai donc pas de routine. Mon quotidien c'est de me faire plaisir. C'est pour cela qu'entre deux solutions je ne choisis pas forcément la plus rentable, mais plutôt celle qui me fait le plus plaisir.

Quels sont vos projets ?
Avant tout, continuer à me faire plaisir dans mon travail.
Ensuite, développer une activité BtoC. En effet, pendant les animations « dégustation », les participants me demandent souvent comment reproduire l’expérience sensorielle chez eux. Au début, on leur donnait des petits bouts de bois torréfiés, mais ils ne savaient pas toujours quoi en faire. De là est venue l'idée de fabriquer un kit prêt à l'emploi qui permettrait aux amateurs de vins et de spiritueux de découvrir toutes les qualités du bois de chêne et ses interactions avec le vin et ainsi de réaliser leurs propres mélanges et leurs propres dégustations entre amis à la maison.

Merci Alban pour cet entretien, un vin à nous conseiller?
J'en aurais des dizaines !... En fonction du temps qu'il fait, de mon humeur, de ce que je mange (ou pas) d'avec qui je suis,... et en plus je suis très éclectique !... Une jolie découverte toute récente : « Kzonos Selección » un très joli tempranillo de l'appellation « Viños de Madrid » en Espagne. Une toute petite productrice très qualitative comme je les aime !




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